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Tous ceux qui quittent l’organisation des moudjahiddines du peuple d’Iran (OMPI) par la fuite, exposent en effet la réalité de la nature de cette organisation car contrairement aux allégations de monsieur Massoud Radjavi,  si les membres soient libres à choisir de rester avec l’OMPI, ils ne tentent pas de fuir !   ........

 

ariairan.info

Tous ceux qui quittent l’organisation des moudjahiddines du peuple d’Iran (OMPI) par la fuite, exposent en effet la réalité de la nature de cette organisation car contrairement aux allégations de monsieur Massoud Radjavi,  si les membres soient libres à choisir de rester avec l’OMPI, ils ne tentent pas de fuir !

L’histoire de l’OMPI prouve bien qu’au cours des 25 années précédentes, aucun dissident n’a réussi de quitter l’organisation volontairement afin de reprendre sa vie au sein de la société. Les obligations et les agressions contre les dissidents font que la personne quitte l’organisation par la fuite.

Si la prétendu des dirigeants des moudjahiddines soit juste qu’il est difficile d’intégrer l’OMPI mais il est facile à l’abandonner’’ alors pourquoi il y a certains qui s’échappent ?

Si cette phrase est vraie, alors chaque dissident désirant de partir, aurait pu signer sa renonciation et quitter l’OMPI quand il le souhaite tout comme les membres d’un parti politique.

Les dirigeants de l’OMPI essayent de présenter leur organisation comme un parti libre ayant une chartre définie et explicable qui respectent les libertés individuelles de ses membres.

Mais les témoignages et les rapports des 25 années précédentes nous laissent la question suivante ; même si cette chartre existe à l’OMPI alors quelle est la raison d’évasion des dissidents ?  Jusqu’à présent, l’OMPI n’a pas donnée une réponse convaincante à cette question.

Regardons cette tentative de ‘’fuite’’  des dissidents par un œil sociologique. C’est-à-dire que ce problème ne s’est pas posé qu’à l’organisation de Massoud Radjavi On peut le constater dans une société ou dans un système. Par exemple, dans une entreprise il y a la fuite de responsabilité, ou dans une ville, il existe une fuite vers la nature pour s’éloigner de la pollution et des embouteillages. Fuir la vie conjugale, fuir la maison, fuir le mariage, fuir la prison, fuir le pays,… ce problème existait déjà.

Si on analyse les raisons de ces fuites, nous allons constater que dans la plupart des cas, la fuite était une solution pour que la personne se protège.

Par exemple, un prisonnier qui s’enfuit de la prison est à la quête de la liberté même s’il est un criminel.

Celui qui fuit son foyer familial, il fuit éventuellement la discrimination, l’humiliation ou la pauvreté de sa famille…

Celui qui fuit le champ de bataille, veut sauver sa propre vie.

Celui qui fuit son pays cherche une autre société où il pourra vivre mieux… bref, la politique, l’économie, la société, le pouvoir ou même les désirs personnels peuvent être les motivations de ces fuites.

 Or, le fugitif prend l’initiative de fuite quand il se trouve dans une situation où on n’a pas répondu à ses attentes. Ces attentes sont exigeantes ou la société n’est pas à sa hauteur… autrement, sans une raison importante, on n’essaye pas de partir et tout délaisser.

  Après cette introduction, revenons à la question de l’organisation des moudjahiddines du peuple d’Iran ;

Depuis 1981 lorsque les moudjahiddines du peuple se sont engagés dans une lutte armée, ils ont été obligés de fuir l’Iran. Autrement dit, la présence de leur organisation en Europe et en Irak se résulte de cette fuite. Par ailleurs ils essayent de la sanctifier. Ils s’enfuissent en guettant pour gagner une occasion leur permettant d’exercer leur vengeance. Mais cette idée d’évasion, à l’intérieur de l’organisation est considérée comme une haute trahison.

Peu importe le lieu, que vous soyez dans le camp d’Ashraf en Irak ou dans leurs bases en Italie, en Allemagne ou en France.

L’évasion des moudjahiddines de l’Iran était destinée à se procurer des armes et se préparer pour une nouvelle guerre tandis qu’un membre de cette organisation s’enfuit afin de retrouver une vie normale et gagner ses libertés fondamentales. Il y a un point commun pour ces deux types de fuite ; dans tous ces cas on fuit la guerre pour se sauver la vie. En 1981, les moudjahiddines ont évités les guérillas des rues de Téhéran en se rendant à l’avenue des Champs-Elysées pour fuir la mort. Fuir l’organisation des moudjahiddines du peuple s’opère exactement pour cette même raison. Mais aux yeux de l’OMPI, le fait de fuir pour un dissident est injuste et il est égal à la trahison. Cette interprétation provient de l’Idéologie des moudjahiddines.

Les différences entre ces deux fuites sont les suivantes;  l’évasion des moudjahiddines de l’Iran s’est  fait  avec le but de revenir pour se venger une fois que les armes, la force et l’organisation sont rétablies alors qu’un dissident de l’OMPI s’enfuit  pour construire sa vie et quand il part, il n’a pas d’argent, il est seul et il doit commencer de zéro…

L’idéologie mise à part, chez les moudjahiddines, ils tuent et ils seront tués mais dans le cas d’un dissident, il ne veut pas tué et il sera donc tué! Toutes ces deux morts se passent au sein de la même organisation qui donne la même sentence à son ennemie et ses dissidents. A base de cette même mode de pensé, Massoud Radjavi, leader suprême des moudjahiddines a  ordonné la peine de mort de tous ses dissidents à travers le monde.  Autrement, cette décision démontre la gravité de son idéologie et la naissance d’un drame humain. Cela signifie que celui qui sort de la religion de Radjavi est condamné à mort. Tout contraire à ses propres allégations.

 

Depuis 1980 lorsque les bases des moudjahiddines sont transférées vers l’Irak et l’Europe,  fuir ou quitter l’OMPI est devenu un grand problème. Au cours de 25 années de ma présence à l’OMPI, je n’ai jamais rencontré un seul dissident qui quitte l’organisation sans souci et dans un court délai.

Il existait des différentes motivations pour ceux qui souhaitaient quitter l’OMPI.  Penser autrement, ne plus croire à l’idéologie de Radjavi, éviter la guerre et la tuerie, survivre, s’ennuyer ou même la volonté d’abandonner toute sorte de combat …

Les dirigeants et surtout Massoud Radjavi imposait beaucoup d’obstacles aux dissidents désirant de quitter l’OMPI afin de l’empêcher partir car si un dissident serait parti vivre dans la société en continuant sa lutte, il aurait pu donner un exemple aux autres. L’OMPI considère ses dissidents comme les traitres alors si quelqu’un souhaite quitter l’organisation il sera face aux traitements suivants ;

  1. réprimandé par son responsable

Dans l’organisation chaque individu est sous surveillance d’un responsable. Ce responsable programme toute la journée de cet individu… l’heure de son repas, l’heure de son travail, l’heure la bataille et même l’heure du repos …

Le moteur de chaque individu est son responsable. Alors si l’individu exprime son désagrément son responsable qui est surtout son surveillant idéologique doit le raisonner afin qu’il s’intègre aux programmes de la journée sans poser de question. Il existe pour chaque responsable, un autre responsable qui est supérieur dans une hiérarchie pyramidale. Si aucun des responsables ne parvient pas à raisonner le dissident, il doit être isolé par la suite.

  1. l’isolement du dissident au sein de l’organisation

Le dissident qui ose exprimer sa volonté de partir est désormais considéré comme une maladie contagieuse.

S’il reste en ses fonctions ou dans son milieu habituel il peut bien transmettre son désagrément à son entourage.

Alors il est séparé de son milieu par l’organisation et il doit travailler individuellement dans une sphère isolée. Cet endroit peut être un bureau à l’écart des autres à l’intérieur du camp. Ainsi cette personne aurait été oubliée. Autrement dit, il devient automatiquement un prisonnier. Il ne peut être en contact qu’avec ceux qui s’occupent des dissidents isolés ou les gardiens de prison. Cet isolement dure entre une semaine et plusieurs mois. Pendant cette période, les responsables proches de Massoud Radjavi rendent visite au dissident en lui faisant des reproches. Les séances de la réprimande se déroulent en tête à tête ou lors d’une réunion collective d’autocritique.

Ces réunions  se composent d’un grand nombre des personnes qui sont spécialement sélectionnées pour y participer. Les responsables croient qu’à ce stade le dissident a besoin d’une opération chirurgicale car la maladie a envahie tout son corps (idéologique).

  1. les réunions de traitement

Le dissident doit se présenter plusieurs fois dans plusieurs petites ou grandes réunions. Les participants sont souvent les révolutionnaires sans "problèmes" qui attaquent verbalement le dissident pour le convaincre à se rendre à l’idéologie de Massoud Radjavi . Lors de ces réunions les participants insultent grossièrement le dissident ou parfois ils essayent de le frapper ou de cracher sur lui…

Au but de ces séances qui peuvent durer des heures, le dissident finit par craquer et avouera qu’il est convaincu grâce aux réunions de critiques et il s’intégrera parfaitement à la vie de l’organisation. Alors l’organisation lui accord un poste inférieur à celui qu’il possédait avant son opposition pour qu’il garde à son esprit qu’il a osé de vouloir quitter l’OMPI.

  1. si le dissident reste sur sa position après avoir été blessé et offensé, il serait conduit à la prison intérieure de l’organisation. Cette prison est une petite cellule isolatoire et le dissident désormais emprisonné n’est pas autorisé à franchir sa porte. Cet emprisonnement dure entre quelques mois et quelques années. Dans certains cas, le prisonnier s’est suicidé ou il est mort dans les conditions imposées.

Massoud Radjavi avait légiféré certaines lois à l’égard des dissidents isolés. Ces lois étant  prononcées lors de la grande réunion annuelle, ont été sévèrement respectables par les responsables de rangs supérieurs.

  1. les dissidents disposaient des informations qui peuvent intéresser le régime iranien c’est pourquoi ils doivent rester au moins pendant deux ans dans un isolatoire de sorte que leurs informations soient caduques.
  2. Pendant cette période, le prisonnier n’a pas le droit de contacter sa famille en Iran ou toute autre personne en dehors du camp.
  3. Il n’a aucun accès aux médias et ni aux journaux. S’il souhaite il peut obtenir le journal de Moudjahid par intermédiaire du gardien de sa cellule.
  4. Il peut manger trois fois par jour.
  5. Il doit être souvent conseillé (réprimandé) par ceux qui lui rendent visite à sa cellule. Il doit participer dans les différentes réunions afin d’entendre des reproches et des critiques des responsables. On lui file des fausses informations comme par exemple ; la chute du régime iranien est devenue imminent. On lui sert des nourritures de très mauvaises qualités.
  6. Il doit assister aux réunions spéciales avec Massoud et Maryam Radjavi.

 Ces réunions sont destinées selon Radjavi à réveiller le reste de l’idéologie qui pourrait rester en dissident afin qu’il réintègre à l’organisation.

  1. décision finale et l’expulsion

Si le dissident survit à deux ans de son isolement, les démarches suivantes sont envisagées ;

  • Il partirait avec un passeur vers les frontières et il serait abandonné dans les régions frontalières inconnues.
  • Il serait transféré vers des camps comme "Helleh" ou "Alremadi" sous le contrôle des irakiens avant d’être envoyé dans un pays tiers à l’aide de l’ONU. Certains se suicide ou meurt sous ces conditions épouvantables.
  • Il serait transféré à la prison Abou Qoraib situé au nord-ouest de Bagdad dans l’attente d’être échangé avec les prisonniers irakiens en Iran.

Une réalité commune

Dans telles conditions, si le dissident serait survécu au but de trois ans, il pourrait se trouver dans un lieu rassuré. Tous les dissidents qui ont réussis à quitter l’OMPI ont plus ou moins parcouru ces chemins avant de commencer une nouvelle vie.

Une nouvelle vie qui leur semble très inexplorée au début, sans argent, sans travail et sans un foyer familial.

  Pour sortir de l’OMPI, il fallait passer par toutes ces voies afin de parvenir à une vie qui ne pouvait guère être prometteuse.

Les dissidents de  l’OMPI auraient dû avoir de grandes motivations pour passer à l’action de fuir car ce fait étant très risqué, pouvait finir par leurs morts car s’il était arrêté par les moudjahiddines la peine de mort lui aurait été infligée.

Alors c’était à dissident de choisir le moyen de sa fuite mais il était évident qu’il devait agir avec une grande bravoure. Cela lui permettait de sortir de prison et ne pas subir la torture. Il n’était plus obligé d’assister aux réunions idéologiques auxquelles il ne croyait aucunement. Par contre sa fuite serait sa preuve de courage afin de s’intégrer à une vie normale. Cette motivation provient d’un grand désir pour la liberté et la vie. Le dissident fugitif risque sa vie pour récupérer sa vie !

Il prouve par sa fuite qu’il n’a pas besoin de l’autorisation de quelqu’un pour choisir son chemin car il n’a pas demandé la permission de quelqu’un pour s’intégrer à l’OMPI.

Les expériences de passé démontrent que certains dissidents ont réussi de se sauver et certains sont arrêtés, emprisonnés, torturés et condamné à mort.

Aujourd’hui avec la chute de Saddam Hussein, les circonstances ont changées.  Les agents de l’OMPI ne peuvent plus aller à la recherche des dissidents qui quittent le camp. S’il réussisse de franchir la sortie, il sera libre.

Ça fait des années que le chemin de fuite est tracé. Il y a un mois, une des femmes du conseil des dirigeants et deux hommes se sont évadés du camp en se joignant aux familles qui ont campés derrière l’entrée du camp d’Ashraf.

Leur fuite montre qu’il n’y a pas de voie libre pour ceux qui souhaitent partir. D’ailleurs cette manière de quitter l’OMPI est la meilleure façon d’exprimer son objection.

Nous allons prochainement constater qu’avec la diminution des moyens de pression sur les membres de l’OMPI, le nombre des dissidents qui tentent à fuir sera considérablement augmenté.

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