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. . . Washington, plus particulièrement l’administration républi-caine sous l’influence des néo-conservateurs et des ligues chré-tiennes d’extrême-droite a déclaré une guerre totale au terrorisme international. Les attentats du Il septembre 2001 ont provoqué un syndrome d’autant plus profond que les Etats-Unis pour la seconde fois de leur histoire subissaient une attaque directe sur leur territoire. . . .
Le crime impardonnable Washington, plus particulièrement l’administration républi-caine sous l’influence des néo-conservateurs et des ligues chré-tiennes d’extrême-droite a déclaré une guerre totale au terrorisme international. Les attentats du Il septembre 2001 ont provoqué un syndrome d’autant plus profond que les Etats-Unis pour la seconde fois de leur histoire subissaient une attaque directe sur leur territoire. Le bombardement japonais sur l’île de Pearl Harbour en décembre 1941 avait entraîné l’Amérique dans la Seconde Guerre mondiale. En ce début de XXIe siècle c’est fort d’une volonté popu-laire avide de revanche que le président George W. Bush a pu s’en prendre au «terrorisme» tous azimuts. Evidemment le discours de l‘hôte de la Maison Blanche confond allègrement les causes et les effets et les récentes accusations américaines n’ont pas toujours la solidité que la prudence et la justice imposeraient. Si dans le cas de plusieurs dossiers, les menaces resteront sans doute letter morte, il y a un point qui constitue un axiome indiscutable. Seront punis tous ceux qui auront porté atteinte à la vie de citoyens des Etats-Unis. Où qu’ils puissent se trouver dans le monde... Ainsi, lors de la prise de Bagdad en avril 2003, les marines américains ont arrêté un militant palestinien qui figurait parmi ceux que Washington recherchait depuis longtemps. «Abou Al-Abbas est depuis 18 ans dans le collimateur de la justice américaine. Le 7 octobre 1985, un commando de son orga-nisation, le Front de Libération de la Palestine, avait pris en ota-ges les 450 passagers d’un navire italien en Méditerrannée, l’Achille Lauro. Les quatre terroristes avaient abattu un vieillard juif américain se déplaçant en chaise roulante, Leon Klinghoffer, avant de jeter sa dépouille par dessus bord. Le FLP réclamait la libération de 50 détenus palestiniens en Israël. Le 9 octobre, les quatre pirates s’étaient rendus à Port Saïd en Egypte. Deux jours plus tard, des chasseurs américains avaient détourné l’avion égyptien qui emmenait les pirates et les avaient remis aux autorités italiennes. Mais Al-Abbas, considéré alors comme simple témoin par l’Italie, avait été autorisé à quitter l’Italie. (...) Abou Al-Abbas s’était réfugié à Bagdad. Après le déclenchement de l’attaque américano-britannique en Irak, il aurait, selon les média américains, tenté de se réfugier en Syrie, mais se serait heurté au refus de Damas». (68) Si l’administration Bush n’avait pas dû annoncer le mardi 9 mars 2004 la mort, officiellement «de cause naturelle», d’Abou Al-Abbas survenue dans une prison contrôlée à Bagdad par l’ar-mée américaine nul doute que le terroriste aurait été condamné à une lourde peine, Rarement les Etats-Unis renoncent, encore moins sous une administration qui a fait de la lutte contre le terrorisme son fond de commerce intérieur et extérieur. Dans ce contexte, la négation farouche de s’être trouvés à l’origine du meurtre de plusieurs officiers américains dans les années soixante-dix revêt une importance primordiale pour les Moudjahidin du peuple d’Iran. Coupables, ils devront payer... D’autant plus qu’ils ne disposent désormais plus de leur sanctuaire irakien et que le bras armé de la justice d’ outré Atlantique cherchera à s’abattre sur les responsables coupables. Le rapport du Département d’Etat accuse clairement: «Les Moudjahidin ont collaboré avec l’ayatollah Khomeiny pour renverser le shah d’Iran. Comme partie prenante de cette lutte, ils ont assassiné au moins six citoyens américains et ont soutenu l’attaque contre l’ambassade des Etats-Unis et la prise d’otage du personnel. (...) Il s’agit du 1t colonel Lewis L. Hawkins tué le 2 juin 1973, du colonel de l’armée de l’air Paul Schaeffer tué le 21 mai 1975, du 1t col Jack Turner tué le 21 mai 1975 ainsi que de trios employés de Rockwell International, Donald G. Smith, tué le 28 août 1976, Robert R. Krongrad, tué le 28 août 1976 et de William C. Le Cottrell, tué le 28 août 1976». (69) Dans l’Iran de cette époque, la campagne de terreur bat son plein. Dans ses Mémoires, le Shah se souvient de cette période noire. «Dans les années 1972 et 1973 trois colonels américains furent abattus dans les rues de Téhéran. Il serait fastidieux d’énu-mérer tous ceux qui périrent ainsi victimes du terrorisme et qui souvent aussi étaient des gens de condition modeste. Je pense parmi bien d’autres à ce chauffeur de taxi ou à ce laveur de voi-ture qui tombèrent sous les balles des terroristes qu’ils avaient tenté de neutraliser». (70) Evidemment le mouvement de Massoud Radjavi ne peut pas laisser passer l’accusation. Mais il ne peut pas nier le fond du pro-blème car dans sa propre presse il évoque clairement la mort d’une de ses victimes. Un acte présenté comme une «execution révolutionnaire» . La date de juin 1963 ne doit rien au hasard puisqu’elle correspond à la grande répression ordonnée par le shah. «Depuis le commencement de la lutte armée, les Moudjahidin ont honoré le 3 juin 1963 et ont renforcé la voie des martyrs en exécutant et éliminant les ennemis du peuple c’est-à-dire les agents et les protecteurs du régime de chah et ses maîtres Imperialists . A la veille du dixième anniversaire du 3 juin 1963 -le 2 juin 1973 - l’ OMPI a exécuté un des agents criminels de l’impéria-lisme américain en Iran. Elle a procédé à l’exécution révolution-naire du colonel Hawkins qui a massacré le peuple héroïque du Vietnam». (71) Triomphalisme des plus gênants alors que sonne peut-être l’heure de rendre des comptes. Une fois de plus l’organisation de Massoud Radjavi tente de diluer l’information en jouant sur la confusion. Et renvoie la responsabilité de ces crimes à la dissi-dence politique qui a creusé ses rangs dans les années soixante-dix. «Les Moudjahidin ne sont pas responsables pour les actions entreprises par d’autres en leur nom. Nous nous reportons à ces individus spécifiques qui ont éliminé le verset du Coran de l’em-blème des Moudjahidin du peuple d’Iran (...) M. Radjavi, encore dans la prison, a condamné l’usage par ce groupe marxiste du nom de «Moudjahidin». Accentuant l’idéologie islamique, il a délimité les différences entre les Moudjahidin et ce groupe qui en 1977 a changé son nom finalement clairement en Peykar». (72) Là encore en se basant sur une simple concordance de dates, on s’aperçoit que les Moudjahidin du peuple de 1973-1975 sont bien les mêmes que ceux que dirigent Massoud Radjavi depuis sa geôle. Et même en se faisant l’avocat du diable, et en admettant les explications fumeuses de l’OMPI qui en profite pour charger son «frère ennemi», on constate que la scission entre les deux branches du mouvement est postérieure aux crimes cités, celui de 1973. Massoud Radjavi - comme en droit le doute profite à l’ac-cusé - devra au moins répondre du meurtre froidement planifié et sans circonstance atténuante de M. Lewis L. Hawkins, militaire de son état, conseiller du régime impérial et citoyen américain. Car cet assassinat a été revendiqué sans ambiguïté.

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